vendredi 2 septembre 2016

LE POTAGER D'AGORRETA



Chose promise, chose due,  je vous ai fait ce fameux reportage photos :


Pour ce soir, je ne vais pas trop commenter : je dois aller abreuver mes toutes jeunes plantations repiquées.
Je vous reparlerai de ce potager dans les jours, les mois, et, je l'espère, les années qui viennent.
Dans la droite ligne de ce "bloc", avec des relais venus de la jardinerie, je vous raconterai ce que, moi, je vois, dans ces modestes et anodins petits travaux.









Ici présentés, les plants de saison.




















L'équipement de base. Nous sommes toujours à Agorreta, vous n'oubliez pas. Les outils sont vieux, usés, et pourtant tout à fait efficients, si, si !















La fine équipe d'assistants en première ligne apprécie particulièrement l'ombrage du vieux poirier. 







Le matériau primitif, ce fumier de mes vaches longuement décomposé en tas, est à point pour être incorporé à la terre.












Mes deux frères à la manœuvre, Ttiki-Haundi toujours apte au service, avec son redoutable allié Rotavator.

Résultat de tous ces vrombissements mécaniques, un parfait lit de semence, poudreux et léger à souhait.

A mon tour d’œuvrer !







Dans le silence revenu, au grand soleil, un moment de paix, presque religieux.
Les plants confiés à la terre comme des espérances. A veiller, protéger et suivre de près.





Les regains seront bien légers, cette année.

Il nous faudra nous en contenter, par force.

Comme de toutes ces choses que nous ne maîtrisons pas.
Sur lesquelles il ne sert à rien de se casser les dents.





J'ai appris ça, de ma terre et de mes bêtes. 
La sagesse de se résigner quand il le faut.
La force de savoir garder ses énergies pour les choses qui en demandent, et nous les rendent.


Je vous laisse ici, après ce nouveau tournant dans notre petit monde d'Agorreta.

Un élan positif impulse mes projets. 
Ils restent bien humbles, et si essentiels à la fois.

Comme disait le Candide de Racine ? Voltaire ? je ne sais plus, mais la maxime m'est restée bien en mémoire, elle :

"Cultivons notre jardin".

A une prochaine fois, et très bonne fin de semaine à tous !

NOUVEAU DEPART




Bonjour à tous !

Une nouvelle aube, une nouvelle splendeur, sur les hauts d'Agorreta :












Tout est pur et paisible.







Dans le matin tranquille, un père et son fils devisent.








Toutes rafraîchies de la nuit, les vaches sont rentrées manger, puis, sans presse, sont ressorties dans le pré.

Toujours pas de pluie.
Le regain sera maigre, cette année. Mais d'un goût riche d'avoir tant résisté à l'adversité :






Un autre dont la couleur s'approfondit des conditions difficiles, mon liseron bleu, le volubilis tenace et résistant.




La dernière couvée d'hirondelles niche dans ce fameux nid commencé en fin d'été dernier, souvenez-vous :

Quand je me demandais si les hirondelles faisaient des projets d'avenir, dans leurs petites têtes d'oiseaux,  ou si un instinct supérieur les guidait au delà d'elles-mêmes.
Un sens difficile à percevoir alors, et lumineux aujourd'hui.  Là encore...









Vous vous demandez ce que c'est, cette friche au pied du poirier.
Je vais vous le dire, comme dit si bien Sarkozy.

Ce carré de broussailles sèches pulvérisées, c'est mon futur  potager. Et oui...

On a du mal, comme ça, peut-être, à visualiser. Mais, un tout petit effort d'imagination... ! et on y est, n'est-ce pas ?

Cette après-midi, mes frères vont donner belle tournure à tout ça, vous verrez.
S'ils m'en laissent le loisir, je vous fait un mini-reportage, à ma manière.

Ce potager, à Agorreta, ces derniers temps, je l'avais abandonné : honte à moi !

Pour compenser ce manque, j'avais initié une activité maraîchère à la jardinerie, chez Lafitte.
Je vais vous livrer quelques uns des articles que je commettais alors, déjà.

Je regroupe maintenant tous ces satellites de moi-même, en une réunification tellement bénéfique et bienfaisante !

De la terre au clavier, même recherche et même espérance.
Se nourrir, cultiver, et approcher, ma sacro-sainte et tant déifiée : sérénité !


A plus tard, quand j'aurai mieux à vous montrer !














LE POTAGER DE LAFITTE A AGORRETA




Je vous partage ici un article paru en fin d'hiver 2014, depuis la jardinerie toujours.


Mon chemin initiatique débutait, dans ces eaux là, et en ces parages...






Premiers pas dans notre potager...


Les jours à venir sont annoncés tourmentés. Pas un temps à mettre un jardinier dehors…
A la jardinerie Lafitte, nous avons, sûrement comme vous, fait le plein de sensations positives la fin de semaine passée. Nous avons largement profité des ces très belles journées d’avant printemps.
Nous avons lancé la campagne printanière d’un potager au naturel.
Première étape, le choix de l’endroit. Chez vous aussi, j’imagine qu’il y a débat dans les familles. Il faut tenir compte de l’exposition, de l’accessibilité, et dans notre cas nous avons aussi du tenir compte de la fréquentation de la clientèle, c’est pourquoi nous l’avons placé dans un endroit un peu isolé où le visiteur tout comme le jardinier se sentirait dans un endroit paisible, un peu à l’écart des allées principales et des hauts parleurs.

Lorsque vous viendrez nous voir, vous serez orientés par nos panneaux bois naturels et authentiques à l’image de notre carré potager…
Nous avons pour le coup choisi de nous implanter dans le fond de la pépinière. Une beau carré de terre facile à travailler, (il faut penser à la peine du jardinier), joliment borduré de rondins, suffisamment ensoleillé, avec un coin un peu mieux ombragé où nous allons installer un banc de bois, pour pouvoir admirer confortablement l’avancée de notre ouvrage.
Ensuite, la préparation du sol. Tout comme chez vous, notre carré sortait de l’hivernage. Il a fallu d’abord nettoyer, débarrasser. Tout le monde s’y est mis. Cette partie un peu ingrate du travail demandait main-d’œuvre motivée. Ce fût l’affaire de la matinée du samedi.
Pour assurer à nos plantations de bonnes conditions, nous devions après ça amender notre terre pour l’enrichir. Avec Philippe et Jean-Michel, nous avons bêché à tours de bras, enfouissant le fumier, émiettant les mottes et nivelant les irrégularités. Tout le monde a travaillé de bon cœur et pour la fin d’après-midi, notre carré de potager avait déjà bien belle allure.

Nous avions dans l’idée d’agrémenter un peu notre environnement. Qu’à cela ne tienne ! Nous disposions à portée d’une ou autre pergola de bois, d’un très coquet carrépotager en terrasses, d’un modeste bac à sable réhabilitable en châssis à fraisiers. Un composteur ferait un parfait bac à aromatiques.
Avec Jean-Michel, nous avons mis tout cela en place.
Pour un premier jour, nous étions satisfaits de notre travail.
Tout ce travail de préparation rondement mené, restait le côté plaisant de l’affaire : le choix des semis et plantations.
Là encore, tout le monde a été sollicité. Laetitia en tenait pour la plantation de pomme-de-terre Vitelotte, une variété ancienne à chair violette, et de crosne du japon. Moi, plus traditionnelle, je voulais absolument avoir de l’ail et de l’échalote dans le potager.

Nous avons tâché de contenter tout le monde, et, si vous passez par là, vous verrez que nous avons diversifié comme il se doit nos cultures en vue d’améliorer les chances de récolte.
Par ce retour de températures plus de saison et de frimas à l’avenant, nous allons protéger nos plates-bandes. 
Vous verrez nos dispositifs en images dans notre prochaine parution.
A très vite !

Le 27 février 2014 par Marie-Louise


Pourquoi un potager naturel à la Jardinerie Lafitte?


Cette année, l’équipe de la jardinerie, nous avons décidé de partager avec nos visiteurs un espace naturel dédié au potager. Nous vous proposons de suivre par l’intermédiaire de ce blog l’évolution de cet espace que nous appellerons : « Le potager Lafitte, un espace naturel »  ou en basque : « Gure baratze xoko goxoa ». Ce sera un potager interactif, ouvert, avec des solutions alternatives. Cet espace servira aussi de support pour les animations gratuites proposées par le syndicat « Bil ta garbi » qui se déroulent dans nos locaux chaque mois, n’hésitez pas à vous inscrire à l’accueil du magasin.
Alors voici la vie de notre potager et de ses acteurs…


 


LE POTAGER D'AUTOMNE

Vous trouverez ici l'article correspondant à cette période fin Août début septembre, publié depuis la jardinerie.

En faisant le parallèle avec le potager redémarré d'Agorreta, vous verrez combien les saisons nous ramènent à ces cycles toujours recommencés, et pourtant chaque fois différents...

De Lafitte à Agorreta, un autre monde, et pourtant... le même univers !








Amis du potager au naturel, bonjour !
Voici un mois que nous nous sommes quittés. 
L’activité du potager a, comme prévu, pris une tournure radicalement hivernale. Et oui, déjà ! Encore qu’avec les journées maussades que nous avons ces temps-ci, on a plus envie de se réchauffer autour d’un bol de soupe chaude que de se préparer des salades…
Si vous venez nous visiter, vous verrez que les choux repiqués fin juillet ont bien prospéré. Plantés à une cinquantaine de centimètres les uns des autres, ils se touchent maintenant en étalant largement leurs feuilles charnues et bien nervurées.
Evidemment, il faut sans cesse surveiller les attaques des chenilles qui se lancent à l’assaut dès que nous avons le dos tourné. Le pied de choux rouge près de la pergola, particulièrement, a essuyé les plâtres spectaculairement. Il tend des moignons nus avec quelques dentelles de feuilles dévorées. Nous avons manuellement éliminé les attaquantes, et il semblerait que du cœur encore vivant redémarrent quelques promesses de pousses. A suivre…
Juste à côté, deux belles rangées de carottes prospèrent. Cette semaine encore, un éclaircissage sans concession a donné de l’espace aux racines en formation. Les collets sont vigoureux, bien ancrés, et les fanes hautes et drues. Nous avons là la perspective d’une récolte qui pourra s’échelonner tout le long de l’hiver. Dans les régions très froides, les carottes se récoltent avant les gelées pour être mises en jauge dans du sable frais et sec. Chez nous, il fait suffisamment doux pour les laisser en terre et les manger au fur et à mesure des besoins.
Autour du puits à petits fruits, nous avons repiqué les poireaux, en prévision de l’hiver toujours. Il faut veiller à enterrer au maximum le jeune plant pour obtenir les fûts les plus longs possible. En dehors de la variété qui détermine déjà cette longueur, cette astuce au repiquage aide à allonger la partie blanche et tendre qui reste sous terre. Plutôt que de creuser une tranchée très profonde et étroite, plus difficile à réaliser, nous avons simplement couché les jeunes plants dans un sillon assez large, avant de les recouvrir jusqu’à quelques centimètres de la longueur des feuilles retaillées pour favoriser la reprise. 
La technique du pralinage aide bien à cette occasion. Elle consiste à mélanger de la bouse fraîche avec de l’eau pour y tremper les racines des plants à repiquer.
Au cours de vos promenades en campagne, arrêtez-vous près d’un champ où paissent des vaches. Ou suivez la marche tranquille d’un pottock en montagne. Sans aller bien loin, muni d’un seau et d’une pelle, vous allez collecter un ou deux kilos de bouse ou de crottin. La manœuvre doit se faire en délicatesse et en se préservant un minimum des attaques des taons familiers de ces environnements et qui, par fortes chaleurs piquent assez vivement le promeneur innocent. Prenez garde de bien caler le seau dans la voiture et de le recouvrir d’une poche hermétique pour éviter d’empester l’habitacle si vous devez voyager avec ce passager malodorant.
Quand vous êtes rendus sur votre chantier de repiquage, additionnez de deux volumes d’eau, remuez doucement en évitant les éclaboussures, et vous obtiendrez un pralin naturel et très bienfaisant pour vos plants.
Ne vous laissez pas décourager par la triste mine des têtes gisantes mollement sur la terre, recouvertes jusqu’au menton comme un gisant dans son cercueil. Quelques jours et un peu d’eau plus tard, les poireaux vont se redresser. La convalescence sera d’autant plus rapide qu’ils auront eu suffisamment d’eau. 
De la même façon que pour les carottes, les poireaux peuvent rester en terre tout l’hiver et être arrachés au fur et à mesure des besoins.
Quelques salades hivernales, un petit rang de radis noir et de navets, et notre potager sera complet.
Nous avons laissé en place le melon avec l’espoir qu’il mâture les quelques fruits qu’il porte. Il faut attendre que le collet se détache pratiquement du fruit pour le récolter à la bonne maturité. Nous n’en sommes pas encore là. Mais l’automne peut être beau après cet été maussade… Et qui sait si fin septembre, nous n’en serons pas à déguster sur nos terrasses encore chaudes du soleil de l’après-midi, nos melons d’eau frais et parfumés !
Comme dit le proverbe, il n’est point nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
Ma foi, dans notre potager et sûrement aussi dans le vôtre, cet adage se vérifie bien souvent !
Qu’importe ! Quelques réussites suffisent à nous faire oublier nos déconvenues et le plaisir est sain de savourer le fruit de son travail.
Nous nous retrouverons juste après la rentrée des classes. Pour préparer notre potager à hiverner, déjà.
A bientôt, amis du potager au naturel, et profitez bien de la fin de cet été…

M.Louise, en ce samedi après-midi tout gris.