lundi 24 octobre 2016

ON NE REFAIT PAS SON HISTOIRE, ON PRÉPARE SON AVENIR



Bonjour à tous !





Je ne résiste pas bien longtemps au plaisir de revisiter mes jolies images.
Je l'ai entendu ce matin à la radio en venant travailler : il est urgent de se faire plaisir !

J'adhère de chaque fibre corporelle à cette phrase.
Oui, il est urgent de se faire plaisir,  essentiel de garder en tête chaque seconde que notre temps est compté, et que chaque instant doit être vécu au mieux.


Comme le dit bien justement le titre de cet article du jour, on ne refait pas son histoire.
Non, on ne la refait pas, nous devons tous et chacun la porter et la vivre comme elle nous a été donnée.
Cette histoire, avant de devenir notre histoire, elle a bien été notre avenir, à un moment, n'est-ce pas ?
Nous subissons bien ce temps où, petit enfant, nous ne tenons pas les rennes.
Nous en portons les stigmates notre vie durant.

Pourtant, passée cette première étape, il nous est donné de choisir notre vie, d'en faire notre vie.
Alors, on peut bien se lamenter longtemps de ce qui nous a été imposé.
On peut même y passer toute une vie. On peut, oui.
Mais on n'y est pas obligé, n'est-ce pas ?
Non, on ne l'est pas...


Moi, j'ai décidé, assez dernièrement d'ailleurs, d'infléchir ma vie pour le restant de vie qu'il me sera donné.
De l'infléchir résolument vers la lumière, cette lumière là pour tous :





J'ai décidé qu'il est plus facile de faire confiance que de se méfier.
J'ai décidé qu'il est doux de sentir la main d'un petit enfant dans la sienne.
J'ai décidé d'écarter les ombres et les noirceurs.
De les savoir là,  de m'en préserver au mieux.

Et, croyez-moi si vous le voulez, je suis arrivée à y croire tant et si bien, que j'y suis arrivée !
Et, ma foi, cette foi là, elle m'est bienvenue...

Je vous souhaite de trouver la vôtre, et, plus modestement, je vous souhaite d'abord d'avoir une bonne journée, pour commencer.


AGORRETA ET LE MONDE AUTOUR




Bonjour à tous !



Un clin d’œil affectueux ici à l'une de mes miennes nièces, partie voir le nouveau monde.









Connaissant les goûts de sa vieille tante accrochée à Agorreta comme la moule à son rocher,  elle a la gentillesse de penser à m'envoyer ces images fantastiques.

La beauté est partout, dans le monde. 
Et nos vies d'hommes trop courtes pour les voir toutes.





C'est envoûtant et vertigineux. Je ne sais même pas ce que ça peut bien être. On s'y perd en volutes vers cette lumière promise.








Du sable et et du ciel autour des mouvements du vent.











Des ouvrages fantastiques et la grandeur des rêves de l'homme.

Ces images parlent de plus qu'elles ne montrent.
Je vous les offre comme on me les a offert.

En sachant que derrière ce que je vois, derrière ce que nous y voyons tous, il y a des idées jumelles de grandeur, de beauté et de force, dans la nature et dans le cœur des hommes.

J'y reviendrai comme je le fais avec d'autres de ces images venues à moi.

Et pour lesquelles je remercie chaleureusement  ici ceux qui me les envoient.
Pour les images et pour le reste...


CHOU NAVET A FAIT CHOU BLANC !





Bonjour !
Après la récolte des citrouilles hier,  je continue la série.









L'ambiance est très calme, ce matin.
Le vent est complètement retombé, laissant derrière lui le silence alangui et la tiédeur.
Toujours pas de pluie, à peine quelques gouttes tombées en début de nuit.

Dans le champ, il reste à ramasser la betterave, le rutabaga, et le navet.




Les rangs de betterave sont moins enherbés que le reste.
J'attends le prompt renfort d'Agathe, de la jardinerie, mercredi, pour m'y atteler.










Ce que vous voyez, là, de part et d'autre de ladite betterave, ce n'est pas un semis de morelles, d'amarantes et de sétaires vertes. 
Ca y ressemble, je vous l'accorde bien volontiers. Mais non, ce n'est pas ça, je vous l'affirme.

Ce que vous voyez là, ce que je vois comme vous, à ma grande désolation, ce sont mes rangs de choux et navets fourragers. Oui... et oui !



Ces jolis rangs si bien démarrés, pourtant, si vigoureux et frais, il y a quelques semaines à peine, quand la rosée matinale les emperlait gaiement.
Il ne m'en reste que ces images, au moins, pour me souvenir des promesses passées... et non tenues !
Cette sale virose a emporté ma culture, la nécrosant lamentablement. Tout a fondu, tout est perdu.
Mon père en tient toujours pour une aspersion de désherbant maladroite, avivant ma frustration d'une vexation supplémentaire.
Comme si j'avais besoin de ça !

Il reste quelques touffes et deux ou trois têtes, ici et là.
Les plantes étaient trop âcres pour être proposées aux bêtes jusque là.
Maintenant, je vais cueillir ce qu'il reste de mes espérances, histoire de me consoler de toutes ces heures de binage .
Pas besoin de mobiliser Tikki -haundi pour si peu. La brouette suffira !








Txief mon fidèle est toujours là pour me soutenir dans les moments difficiles :

De son regard empli d'amicale compassion, il me dit:

 - t'en fais pas, je suis là, moi. Même si tes rutabagas n'y sont pas !

Cette bête est en totale empathie avec mes déceptions, et manifeste tous les signes d'une sensibilité fine et optimiste :





Déjà, l'an dernier, quand je me lamentais de ma betterave récalcitrante à lever, il me soutenait, souvenez-vous.

En plus de la sympathie de Txief, pour finir de me consoler de ma déconvenue légitime, j'ai au moins la joie de voir Zaldi et les belles vaches de Cousinou apprécier mes quelques têtes de choux et navets.





Et puis quoi, cet hiver, au lieu d'aller me tremper en grelottant pour ramasser mes rutabagas, et bien je resterai au chaud, à vous conter mes sornettes, pendant ce temps.

D'ici là, Zetor et son Girobroyor auront pris le relais de la valeureuse Ttiki-Haundi dans le champ, pour en faire un espace tout net, prêt à être réensemencé au prochain printemps.




Rien n'est jamais tout à fait mauvais, en ce bas monde.
Même pas ce qui le paraît !

A bientôt !

dimanche 23 octobre 2016

CITROUILLES ET VENT DU SUD




Bonjour à tous !

Ce matin, le vent du sud agitait les parages.
De vigoureuses fouettées malmenaient les nuages, les feuilles des arbres s'arrachaient après d'insuffisantes résistances.
Le vent du sud, fin octobre, un grand classique, avec ces passages de palombes, et ses chasseurs yeux levés vers les ciels.

Ces ciels flamboyants de la petite aube :










De ces visions fugaces et irréelles dont je me remplis l'oeil, sans m'en lasser jamais.

Ce matin à Agorreta, j'avais en tête le ramassage de mes citrouilles.
L'herbe haute séchée par le vent du sud serait moins désagréable à fouler. Il fallait y aller !
Nous avions des invités à déjeuner, que je tenais à accueillir au mieux.

Après la mise en route des plats en cuisine, nous avons avec Olivier mis en branle la logistique récolte :








Celui-ci aurait largement pu faire notre affaire. Malheureusement, il est momentanément en convalescence, attendant les meilleurs soins d'Antton, notre mécanicien maison.







Ttiki-Haundi, le moribond de l'hiver 2014, ressuscité d'entre les épaves, reprend du service, plus vaillant que jamais.



Et de la vaillance, il lui en faut !
L'herbe dans le carré des citrouilles est tellement haute !
Il va nous falloir chercher les citrouilles dans cette savane.  Un peu plus, et on y perdrait le tracteur et son équipage..






Avec nos chiens chercheurs à la rescousse, nous fouinons, cherchons, furetons, entre les herbes.






Ma foi, nous trouvons !
La récolte est moindre que l'année dernière, évidemment.
La saison a été telle, cette année.


Ma stabulation libre en service ne permet plus le stockage des citrouilles dans le fond de l'étable.
Il me faut remiser les courges au grenier, comme au bon vieux temps :









Au fur et à mesure, le plancher s'anime des couleurs vives et des formes girondes de nos citrouilles tirées des herbes.

L'homme de la maison est satisfait.
Nous avons engrangé de quoi nourrir les vaches pendant plusieurs semaines, et faire de riches soupes plus longtemps encore.

Alors, tout va bien !

Les invités arrivent. Après cette bonne matinée d'effort, nous allons nous asseoir autour de la grande table et partager rires et bonne chère.






Un bien beau dimanche sur la terre...

A plus tard !

vendredi 21 octobre 2016

PETIT MATIN FRAIS



Bonjour et bienvenus en ces pages à vous tous !




Ce matin est une merveille, encore une.
La fraîcheur vivifie le teint, et fouette le sang, juste ce qu'il faut.

Après la première tranche de mes travaux de peinture, dont je suis si fière, légitimement ou pas, je pense maintenant à rentrer les récoltes.
Je ne voudrais pas laisser mes quelques citrouilles se faire surprendre par une petite gelée matinale.

Cette année, la récolte sera maigre.
La production, contrariée par la sécheresse et les trop fortes chaleurs, est complètement anarchique.
La mauvaise herbe s'est installée en despote incontestée : une désolation !










Les derniers semis du début de juillet tirent mieux leur épingle du jeu.
On est loin évidemment des images si réjouissantes de l'année dernière :






Et la récolte sera bien plus vite faite.
Je m'y attelle la semaine prochaine. Ma foi, je prendrai ce qu'il y aura, caché sous l'herbe haute !
Nous verrons ensemble, qui sait, s'il n'y aura pas de bonnes surprises...







Le lever du soleil radieux se rapproche du flanc de mère-Rhune.
A l'ouest, la baie sort de l'ombre.
Voyez au premier plan ces citrouilles nées du tas de vieux fumier.
Je vous le dis, cette année, c'est une complète anarchie !

En revenant de ma tournée d'inspection matinale, je vois ce garage, à rafraîchir, lui aussi.








Avant toute peinture, je vais devoir m'attacher les services de mon grand mari.
La planche de rive donne des signes de pourrissement avancé.
Là, il va falloir scier, déclouer, remplacer. Je préfère laisser ça à des mains plus expertes que les miennes.
Ce prochain dimanche, nous avons de la visite, à la ferme. Les Landes viennent à nous.
Dans quinze jours, à mon prochain repos, zou ! nous nous occuperons de ça, avec Olivier.

D'ici là, j'aurais rentré citrouilles et betteraves.
En attendant la chaleur du soleil glorieux de ce frais matin d'automne, il fait bon regarder flamboyer les feuillages, derrière les carreaux embués.







Je vous laisse ici, en vous invitant à vous régaler de toutes ces couleurs et de ces sensations pleines et douces.

Très bonne fin de semaine à tous !