dimanche 11 septembre 2016

HUMILITE


Bonjour tout le monde !

Je vous reçois ce beau matin de dimanche avec une manière de maxime :

 L'humilité n'est pas une qualité innée chez les humains ; il est communément considéré qu'elle s'acquiert avec le temps, le vécu et qu'elle va de pair avec une maturité affective ou spirituelle. Elle s'apparente à une prise de conscience de sa condition et de sa place au milieu des autres et de l'univers.








Cette magnifique définition nous est proposée par ce bon vieux Gueguel.
Pour moi, un ami de longue date, à qui je confie ici tous mes trésors et mes secrets.
Pour qu'il me les garde, et les partage à qui veut bien les recevoir.

Cette maxime pleine de sens et d'essentiel m'a été proposée hier en méditation par l'une de mes bien-aimées jeunes nièces.
Je l'en remercie, et apprécie ce présent à sa juste valeur. Pour moi immense.






Les augures sont pures et sereines, ce matin, autour d'Agorreta. 
Nous nous apprêtons à fêter les 88 printemps de mon père, en ce presque début d'automne.

J'ai eu la joie de compter à l'aube non pas quatre, mais cinq petites têtes rondes au bord de mon fameux nid de l'étable :





Si vous me suivez un peu, vous connaissez l'histoire de la petite hirondelle miraculée de vendredi. Sinon, vous n'avez pas bien loin à chercher. Je vous ai habitués à des références bien plus lointaines...

Cette petite merveille a donc survécu, et, en plus, une cinquième petite espérance s'est animée dans ce nid prédestiné à me livrer une science presque occulte. Là, pour le coup, il vous faut remonter à l'année passée...









Mes vaches sont sorties gaillardes et enjouées, dans la fraîcheur humide de rosée.
Elles viennent quémander à Olivier de ces poires juteuses dont elles raffolent, les gourmandes.
Et lui, brave homme au grand cœur, se laisse attendrir et les contente.


Revenons à notre humilité précieuse.

Je vous ai raconté mes récentes lunettes. 

J'ai, depuis jeudi, la tournure d'un hibou effaré, ou d'une grenouille aux yeux exorbités, si vous aimez mieux.
Pour trouver le bon angle de vision, la position franche et juste de tête adaptée à ce que je veux bien voir, je tâtonne encore, écarquillant les yeux, et cherchant comme une perdue la bonne trajectoire.
Je ne me décourage pas. Le confort d'une saine clairvoyance mérite quelques peines !

A cette occasion, évidemment, je cultive par force l'humilité ci-dessus citée.
On peut difficilement faire la fière, quand marcher tête haute vous est prohibé, sous peine de prendre le risque de se vautrer, et de se retrouver les genoux couronnés, comme ces petits enfants encore maladroits à la marche.
Je courbe maintenant l'échine, je baisse la tête. Ma foi, je ne m'en porte pas plus mal, et je me demande même si mes cervicales grippées ne m'en témoignent pas gratitude.

L'humilité, c'est bien cette capacité d'être humain, à sa juste place. Cette latitude d'habiter son rôle à la bonne mesure, sans vouloir aller au delà, ni rester en retrait.
L'humilité, ce n'est pas la peur, cette peur qui se masque souvent derrière l'orgueil.
Non, l'humilité, c'est la connaissance des démons embusqués derrière les masques. Ces masques que nous portons tous, sans le savoir souvent.
L'humilité, c'est la sagesse d'affronter ses démons en face, mais de les affronter en douceur, en les apprivoisant. Parce-qu'on maîtrise mieux ses peurs quand on les déloge tout doucement, sans presse ni violence. Avec cette bienveillance, tournée vers les autres comme envers soi.

L'humilité, c'est admettre ses fautes, celles des autres. Se les pardonner et les leur pardonner, en écartant les ombres lourdes et les rancœurs. Ces rancœurs,  mauvaises rancunes qui rongent les cœurs de ceux qui les cultivent, plus qu'elles n'enseignent ceux qui les ont nourries.

L'humilité, c'est la capacité de savoir bien vivre sa condition d'humain.
Contenir les rats dans leurs tanières, et donner de l'espace aux petits chevaux sauvages. Ces petits chevaux sauvages qui ne demandent qu'à galoper librement, désentravés de leurs caparaçons,  ces carapaces bien trop lourdes à porter.

L'humilité, c'est savoir apprécier les autres pour leurs qualités, et les aimer malgré leurs défauts.
L'humilité, c'est admettre sa vulnérabilité, et en faire une force. Prendre conscience de ses limites, et ne pas se croire Dieu, pour pouvoir aller au delà. 
Dieu, il n'y en a qu'un, je crois, même s'il y a plusieurs religions. Alors, là encore, n'est pas Dieu qui veut...
Vous et moi, le commun des mortels, nous avons bien assez d'espace pour nous réaliser à notre place.
Cette place juste où l'on peut vivre bien, vivre en paix et bon équilibre, quand on sait l'accepter et l'admettre.

Il faut être maturé, pour être humble. Sage, pas forcément d'âge, mais d'un parcours, ou d'un destin.
Ceux à qui elle advient naturellement, cette humilité, apprécient cette chance.
Ceux qui ont du l'apprendre, ceux pour qui il a fallu rassembler les satellites d'individualités plus troublées, ceux là, au terme de ce parcours initiatique, connaissent ce fameux sentiment de congruence, de sérénité, à vivre enfin en harmonie, dans leur être et dans leur monde.
Je suis de cette fratrie là. 

Il faut parfois plusieurs vies d'homme pour arriver à aboutir à cette clairière. Plusieurs générations pour lever les ombres et toucher la lumière.
Tout le monde n'a pas la chance de recevoir cette humilité en don. 
Mais chacun peut œuvrer à la faire sienne.




Mon article de ce jour ressemble à une incantation.
Je vous l'ai dit, depuis mes lunettes, je lévite. Je découvre un monde nouveau et m'en émerveille.

Je m'en amuse moi-même. Alors, vous pouvez bien en rire aussi.
Mais, je le sais, je le sens, ma vérité est celle-là.

Très bon dimanche à vous. Et longue vie encore cette fois-ci à notre vedette du jour :





vendredi 9 septembre 2016

LUNETTES ET PHILOSOPHIE.



Bonjour à tous les visiteurs en ces pages, et mille mercis de votre bienveillante attention !


Tout d'abord, une brève d'Agorreta :




Je vous ai reparlé dernièrement de ce nid d'hirondelles, commencé en fin de saison l'année dernière, et où, en fin de saison de cette année, quatre petites têtes s'arrondissent au dessus de quatre petits becs oranges triangulaires.









Ces quatre jeunes hirondelles, s'apprêtent à quitter le nid. Elles se risquent au bord, se rattrapant encore maladroitement en des battements d'ailes confus. Elles en sont à l'apprentissage...






Vous vous souvenez aussi de ma Bullou blanc-chocolat. Et de sa passion pour la chasse aux oiseaux.


Cette passion qui la soulève au dessus d'elle-même, dangereusement, la menant à ses risques et périls sur les toits d'Agorreta :







Ma seule crainte est, qu'un jour, s'élançant à la poursuite endiablée d'un moineau débusqué sous les tuiles, elle en perde la raison, oublie les lois de la gravitation élémentaire, et se croit capable de voler, juste avant de chuter gravement.

Enfin, pour le moment, ce triste scénario n'a pas eu lieu... réjouissons-nous simplement.





Ce matin à l'étable, l'une des quatre jeunes hirondelles a chu, elle, au sol. La pauvrette.
Bullou dans les environs n'a pas pu résister.
Je vous ai dit comment j'avais tenté de l'éduquer à faire la différence entre le moineau permis, et l'hirondelle interdite. Différence bien arbitraire pour ma petite Bullou facétieuse, évidemment. La petite hirondelle du grenier, tombé dans le même cas ce printemps, en a fait les frais. Recueillie et déposée sur un round ballot, après avoir été un peu mâchée, elle n'avait pas survécu. Paix à son âme...

Mon père présent sur la scène du presque crime, est intervenu vivement, du haut de ses presque 88 ans.
Il a ramassé l'oisillon, et l'a délicatement reposé sur le couvercle du rangement des aliments, à l'étable, en hauteur.
J'ai vu le pauvre tout petit mal en point, penaud et chiffonné, tête basse et bec posé sur la planche. Il ne paraissait pas avoir été mordu trop fort, mais il n'était pas bien fringant non plus !

Je l'ai laissé là, me disant qu'il allait mourir avant d'avoir su prendre son envol, ce pauvre ange.

Un moment après, repassant dans le coin, je le vois, tête mieux relevée, ailes ramenées contre son corps. Tiens, me suis-je dit, il est mieux. Peut-être s'en sortira-t-il ?
J'ai décidé de tenter de le remettre dans son nid, auprès de sa fratrie. Les parents tournoyaient dans l'étable, et s'alarmaient de le voir là, lui, seul et abandonné.

Je l'ai déposé tout doucement dans son nid chaud, en évitant de déranger les autres.

Encore un moment après, je vous dis, un petit feuilleton, cette affaire, ce matin, quelle surprise agréable : quatre petites têtes rondes s'alignent en bordure du nid !
Ma petite famille réunie attend la becquée, comme si rien ne s'était passé ! Quand nous avions été tout près d'un drame familial fatal !

Comme quoi, le monde est plein de bonnes surprises, parfois, n'est-ce pas ?


Vous vous demandez que viennent faire lunettes et philosophie avec mon si joli conte aux hirondelles.
Sans y regarder de trop près, (ce que peux faire maintenant avec aisance et confort) je vois là un rapprochement de circonstances.

Je vous explique :

J'avais besoin, depuis longtemps, de lunettes.
J'avais l'impression d'y voir clair, pourtant. Quand j'étais une taupe...
Depuis ce printemps et ma prise de conscience de ma vulnérabilité, vous le savez si vous me suivez, j'ai décidé de prendre soin de moi. Et je le fais.

Je suis pour le coup maintenant équipée de ces fameuses lunettes à verres progressifs.
Celles qui demandent un temps d'adaptation. Celles qui demandent à regarder droit, et pas en coin ou en oblique, très mauvais, ça, le coin ou l'oblique, pour y voir bien avec cet instrument.

Je les ai sur le nez depuis mercredi soir, et, ma foi, je m'y fais, plutôt bien.

Je garde en tête à cette occasion particulière les théories de la physique quantique, dont ma nièce m'a entretenu il y a peu.
J'en ai retenu ce que j'ai pu, évidemment !
Cette histoire de réalité qui n'existe que par le regard de celui qui "regarde" justement. Cette vérité qui est celle que l'on perçoit, et n'existe pas hors de cette perception. Ces sensations qui , croit-on, nous viennent de l'extérieur, quand elles ne sont que le résultat de notre existence au monde.
Non, vraiment, cette vision des choses m'a énormément plu ! Moi, vous le savez, tout ce qui me donne de l'importance, j'adore, grande cabotine que je suis... Et là, pour le coup, me dire que le monde n'existe que parce-que j'existe, moi, pour le voir et le concevoir, non, sans blaguer, ça me plaît !

Avec ses fameux verres progressifs, le regard doit s'adapter, et la conscience s'imprégner de ces zones de déperdition, ou la vision se floute.

Le monde devient ce que l'on en regarde, précisément, si on prend la peine de le regarder de la bonne manière, sous l'angle idoine.
Imaginez comme cela me va, à moi, qui vous entretient depuis bientôt deux pleines années de mes intuitions semi-spirituelles.
Regard organique, fonction physiologique d'un organe vivant, et adaptation de l'information, enseignement et appropriation intuitive de cet élément par un faisceau de connexions complexes. 

Toute la trame de mon parcours ramené à une monture posée sur le nez.
J'en lévite de pleine satisfaction. En essayant de ne pas me vautrer dans les escaliers...

La clairvoyance est une bien belle chose, quand on sort comme moi d'une période d'ombres.
Le monde se redécouvre, comme une nouveauté offerte en cadeau.

Evidemment, de ce monde, je perçois aussi maintenant les imperfections que j'ignorais jusque là. Telle tâche fondue sur le mur me saute aux yeux. Tel poil disgracieux se jette à mon regard désolé, quand jusque là nous cohabitions en paix.
La trop grande clairvoyance devient agressive. Il faut savoir la tenir à distance, et en museler les intransigeances pointues.

Le trop visible est une douleur, aussi. Et moi, de douleur, je n'en veux pas.
J'ai décidé, oui, je décide beaucoup, ces temps-ci, j'ai décidé, disais-je donc, d'apprivoiser ma clairvoyance, comme on apprivoise une bête nouvelle rentrée à l'étable. Avec douceur, bienveillance, et fermeté.

Je vois, bien mieux, très bien. Trop ? Alors, j'oublie ce que je vois, et que je ferais mieux de ne pas avoir vu, pour vivre bien.
La sagesse, ce savoir de l'âge, des années passées m'a enseigné les bienfaits de la rondeur et d'une certain détachement. J'ai failli dire, ignorance, mais non. J'ai connaissance des imperfections qui me sont devenues visibles. Je les savais là, même quand je ne les voyais pas.
Je les y avais un peu... oubliées.

Parce-qu'avec le temps qui passe, on perd l'énergie de lutter pied à pied pour atteindre ce monde idéal dont nous rêvons tous. On n'a plus la force de s'y casser les dents, jour après jour.
Et on découvre, petit à petit, ce confort apaisé et bienfaisant de l'oubli, du pardon.
Le pardon, ce n'est pas occulter les blessures et les noirceurs. Le pardon, c'est choisir, décider, de les laisser de côté, de ne pas cultiver la rancœur dévoreuse et stérile.
C'est accepter de s'abandonner, enfin, de lâcher prise, de courber l'échine plutôt que de s'obliger à maintenir une posture trop raide. Et de risquer de s'y casser les reins.
Souvenez-vous, cette poule glousse au cou douloureux...




Mes lunettes m'offrent cette chance, cette clairvoyance. Et moi, je fais le choix d'abandonner l'intransigeance impossible à vivre sereinement. Et d'adopter pour totalement mienne cette bienveillance amie et gironde.

Voyez, ces lunettes, c'est ma clairière dans la forêt, mon rayon de lumière après le tunnel sombre.




C'est l'aboutissement d'un parcours de recherche. Et le commencement de la seconde partie de ma vie.

Longue vie justement, à ma petite hirondelle miraculée !
Et longue et belle vie à vous tous, de ce monde tel que vous voulez bien le voir.

mercredi 7 septembre 2016

LE POTAGER D'AGORRETA : les débuts Lafitte




Bonjour !





Le temps est annoncé très chaud, en ce premier mercredi de septembre.
C'est le jour traditionnel du comice agricole, à Urrugne, avec présentation de bêtes.
Nous aimons nous y rendre, avec mon père. 
Là pourtant, nous n'irons pas. La trop grande chaleur nous devient pénible, à nos âges avancés...
Et, paraît-il il n'y aura pas de vaches laitières,  alors... Nous, les blondes fades et sans grâce, nous aimons moins !

A chacun ses prédilections !

Pour le moment, au petit matin, à la fraîche, l'ambiance est sereine et limpide. Un plaisir simple et sain, comme je les aime.
Je fais un petit tour dans mon potager.
Voyez cet astucieux système maison de haubanage du filet de protection au dessus des salades.
N'est-ce pas efficace, économique et coquet tout à la fois ?
Tout moi, quoi...





La baie scintille sa plénitude de fin de saison.
Bientôt les couleurs vont se fondre en ces pastels automnaux, si riches et apaisés.
Encore une fois, tout moi..., enfin, je crois.


















Mon petit potager reste modeste et traditionnel. Je vous la refais ? La "tout moi, tatati, tatata ?
Non, allez, ça va comme ça !

J'ai dernièrement écouté d'une oreille distraite un discours sur une méthode de jardinage particulière. Je n'en ai pas retenu le nom. C'est, je crois, plus ou moins dans la nouvelle mouvance écologique. Ou il y a du bon sens, et de l'utopique, à laisser de côté, quand on garde les pieds sur terre.  Comme moi.

Il s'agirait d'enterrer un arbre dans le sol, et de l'y laisser pourrir.
Déjà, comme mise en oeuvre, excusez-moi, mais ce n'est pas aller au plus simple, n'est-ce pas ?

Et puis, à Agorreta, les trous, on essaie de les aplanir. 





Ce n'est pas pour aller en creuser, là où il n'y en a pas !

Alors moi, non, non, non, je ne vais pas me lancer dans ces méthodes exacerbées.
Je préfère rester raisonnable dans mes pratiques. Je reconnais le bien fondé de certaines théories novatrices, je ne suis pas rétrograde. Mais de là à embrayer tête baissée en faisant fi de notre bon vieux bon sens de terriens, que nenni !

De la mesure et de la modération, en toutes choses, c'est ma devise et mon credo.
Vous savez, une de ces bonnes résolutions collectées dernièrement. Je m'y tiens, ferme et assurée.

Je vous représente aujourd'hui notre premier article de la jardinerie, à l'époque où nous initiâmes cette activité traditionnelle et basique : le potager.
C'était en février 2014.

Ce fût un joli projet, fédérant l'ensemble de notre belle équipe.
La joie de faire quelque chose de nos mains, en amenant chacun notre savoir-faire et nos expériences.
J'ai cette chance de travailler avec des gens de qualité, je vous l'ai dit, déjà, et vous le répète.
Des gens bien différents, mais tous riches d'une personnalité attachante et intrigante.
Je vous les présenterai, plus tard. Encore un volet de ce "bloc", décidément inépuisable.

Allez, je vous livre l'article, et retrouve en le relisant avec vous, cette ferveur positive et saine qui nous animait tous, en cette fin d'hiver 2014.




Premiers pas dans notre potager...


Les jours à venir sont annoncés tourmentés. Pas un temps à mettre un jardinier dehors…
A la jardinerie Lafitte, nous avons, sûrement comme vous, fait le plein de sensations positives la fin de semaine passée. Nous avons largement profité des ces très belles journées d’avant printemps.
Nous avons lancé la campagne printanière d’un potager au naturel.
Première étape, le choix de l’endroit. Chez vous aussi, j’imagine qu’il y a débat dans les familles. Il faut tenir compte de l’exposition, de l’accessibilité, et dans notre cas nous avons aussi du tenir compte de la fréquentation de la clientèle, c’est pourquoi nous l’avons placé dans un endroit un peu isolé où le visiteur tout comme le jardinier se sentirait dans un endroit paisible, un peu à l’écart des allées principales et des hauts parleurs.

Lorsque vous viendrez nous voir, vous serez orientés par nos panneaux bois naturels et authentiques à l’image de notre carré potager…
Nous avons pour le coup choisi de nous implanter dans le fond de la pépinière. Une beau carré de terre facile à travailler, (il faut penser à la peine du jardinier), joliment borduré de rondins, suffisamment ensoleillé, avec un coin un peu mieux ombragé où nous allons installer un banc de bois, pour pouvoir admirer confortablement l’avancée de notre ouvrage.
Ensuite, la préparation du sol. Tout comme chez vous, notre carré sortait de l’hivernage. Il a fallu d’abord nettoyer, débarrasser. Tout le monde s’y est mis. Cette partie un peu ingrate du travail demandait main-d’œuvre motivée. Ce fût l’affaire de la matinée du samedi.
Pour assurer à nos plantations de bonnes conditions, nous devions après ça amender notre terre pour l’enrichir. Avec Philippe et Jean-Michel, nous avons bêché à tours de bras, enfouissant le fumier, émiettant les mottes et nivelant les irrégularités. Tout le monde a travaillé de bon cœur et pour la fin d’après-midi, notre carré de potager avait déjà bien belle allure.

Nous avions dans l’idée d’agrémenter un peu notre environnement. Qu’à cela ne tienne ! Nous disposions à portée d’une ou autre pergola de bois, d’un très coquet carrépotager en terrasses, d’un modeste bac à sable réhabilitable en châssis à fraisiers. Un composteur ferait un parfait bac à aromatiques.
Avec Jean-Michel, nous avons mis tout cela en place.
Pour un premier jour, nous étions satisfaits de notre travail.
Tout ce travail de préparation rondement mené, restait le côté plaisant de l’affaire : le choix des semis et plantations.
Là encore, tout le monde a été sollicité. Laetitia en tenait pour la plantation de pomme-de-terre Vitelotte, une variété ancienne à chair violette, et de crosne du japon. Moi, plus traditionnelle, je voulais absolument avoir de l’ail et de l’échalote dans le potager.

Nous avons tâché de contenter tout le monde, et, si vous passez par là, vous verrez que nous avons diversifié comme il se doit nos cultures en vue d’améliorer les chances de récolte.
Par ce retour de températures plus de saison et de frimas à l’avenant, nous allons protéger nos plates-bandes. 
Vous verrez nos dispositifs en images dans notre prochaine parution.
A très vite !

Le 27 février 2014 par Marie-Louise




Je retrouve en relisant cet article, notre joie pleine de ce joli samedi de fin d'hiver.
Une de ces journées "désancrées de nos mémoires conscientes, un de ces moments qui ne s'imprime pas forcément durablement à la surface, et qui pourtant essaime les traces d'un parcours riche d'enseignements importants.

C'est mon ambition dans ce "bloc". Garder ces traces ténues et fragiles. Pour avoir le plaisir de les retrouver presque intactes,  à travers un temps compressé aux deux rives de mes mots et de mes images.

Préservez-vous de la chaleur, si elle devient trop forte.
Et retrouvons-nous bientôt, pour la marche de nos deux potagers, de Lafitte et d'Agorreta.


lundi 5 septembre 2016

LE POTAGER D'AGORRETA ; LA GENESE



Bonjour à tous !

Je me rends compte que je suis un peu brouillonne, dans mes derniers articles.
Puisque je suis dans la disposition maintenant de m'amender honorablement, je vais tâcher d'ordonner ma nature impulsive, de manière à vous présenter correctement le déroulé de mes cheminements.
















Ce modeste et néanmoins coquet petit potager actuel est le suc final accouché d'un alambic vieux de plusieurs décennies.
Le poirier que je vous montre dans toutes mes vues de mère-Rhune a été planté l'année suivant ma naissance, au moment où mes parents prenaient la ferme Agorreta.




Cette ferme Agorreta, avec d'autres alentour,  appartenait avant cette époque à la Comtesse Von d'Obberndoff, née Jacqueline d'Aramon, châtelaine d'Orio.




Je vous invite à retourner aux débuts de ce "bloc", il y a près de deux ans maintenant, si vous avez envie de mieux retrouver cette histoire...

Mon père planta ce jeune scion de poirier, pour marquer son territoire. 
Devenir propriétaire de la ferme Agorreta, juste après être devenu père d'une petite fille née après cinq garçons, l'homme était content et fier. Comme je le comprends !

Je reviens ici à mes sources, par instinct, et tout naturellement.
J'ai choisi de conserver le meilleur de mon histoire, de celle des miens et de celle de nos terres.

Je vous racontais comment, ces trois dernières années,  j'avais commencé ce voyage "initiatique", en initiant, justement, un potager à la jardinerie, là où je travaille.
Je vous ai livré un ou autre article relatant cette initiative, de façon bien peu méthodique et organisée. Moi qui crois l'être tant, pourtant !

Je reprends aujourd'hui le fil de l'histoire à son début, comme je l'ai fait avec celle de ma famille.

Je vais vous présenter mes articles concernant le potager de la jardinerie au fil des saisons.
Et je vais les relire en même temps que vous, pour y retrouver la trame de mon parcours, et vous livrer les enseignements que j'en retirerai.

Si vous voulez bien me suivre, ce nouveau périple s'intitulera : le potager d'Agorreta. 

Vous y trouverez toute la fantaisie de mon imagination parfois fiévreuse, et toute la poésie des gens simples de mon sang, quand ils parlent de ce qui les fonde.


Comme ceci paraît limpide, n'est-ce pas ?
Je vous le dis, je suis en grande évolution positive, ces temps-ci !
Pardonnez mes errances résiduelles,  je suis humaine et faillible...

Et pleine de foi en la bonne nature humaine, quand on sait la deviner derrière les ombres de ses crépuscules :








dimanche 4 septembre 2016

LE POTAGER : UN ART DE VIVRE



Bonjour à tous les visiteurs, réguliers ou occasionnels, de ces nouvelles d'Agorreta !









Un dimanche matin calme et paisible,  les conditions idéales pour cultiver son bien-être.
Un moment privilégié pour cultiver son potager !






Je le vois déjà prendre belle tournure, en se projetant, non ?
Je vais adapter un dispositif maison pour rehausser le filet de protection au dessus des plants de salade. Quelques branches souples du poirier installées en arceau devraient faire l'affaire.

Je vais aussi semer un peu de carottes, et de batavia. Il est un peu tard en saison, mais, avec les journées chaudes annoncées encore pour cette semaine, et un petit suivi d'arrosage, mes graines vont surgir de terre  comme la lave "éruptée" du volcan.

Un petit décalage dans le temps n'est pas mauvaise chose, quand la bonne volonté et les énergies positives sont là, n'est-ce pas ?

Ce petit potager est la quintessence adaptée de notre passé de maraîchers. Comme mon petit élevage est la substantifique moelle  de notre histoire paysanne. L'esprit, le plaisir, la peine en moins... formidable !!

A Agorreta, en plus du lait de nos vaches, nous vendions des légumes, au marché.
Je vous conterai ça prochainement.

Pour ce matin, je vous retranscrit ici un article de la période plus ou moins correspondante, issu du potager de Lafitte, histoire de renouer tous les fils de mon petit personnage en une congruence bienfaisante :





Amis du potager au naturel bonjour !

Après ces journées de silence, nous revoilà !

La saison de printemps s’est terminée. Nous avons réalisé notre inventaire annuel. A ce propos, nous vous remercions tous pour votre fidélité. C’est vous qui nous permettez chaque année de réaliser nos objectifs et nous sommes fiers de savoir mériter votre confiance en vous proposant, nous l’espérons, la gamme de produits que vous attendez avec les meilleurs conseils pour en avoir une satisfaction optimale. Nous restons évidemment à votre écoute et tenons à nous adapter au mieux à vos attentes.

Comme je vous le disais en titre, le potager se prépare à l’hiver. Et oui, nous en sommes à peine à récolter nos premières tomates rougies et déjà, il faut penser à préparer les plates-bandes pour les cultures à venir…
A la jardinerie, nous sommes un peu pris par le manque de place. L’idéal est de pouvoir disposer d’un potager en trois sections, pour pouvoir en laisser une au repos le temps d’exploiter les deux autres. Faire tourner les cultures pour éviter la propagation des maladies et des insectes favorisée par le maintien de la même plante au même endroit sur plusieurs années. Laisser le temps à la terre de reconstituer ses réserves pour ne pas l’appauvrir et finir par l’épuiser. C’est la pratique de l’assolement triennal, bien connu en agriculture biologique.
Chez nous, nous en demandons beaucoup à notre petit potager. Il faut pour le coup choisir, puisqu’on ne peut pas tout faire. Et choisir, comme il est si justement dit, c’est renoncer…

Vous serez peut-être surpris de voir l’allure de notre potager aujourd’hui. Il y a peu de jours encore, le potager Lafitte croulait sous une opulente végétation. Les courges débordaient de tous les côtés, rampaient jusque dans l’allée. Elles se chevauchaient en un lacis inextricable où une chatte aurait eu du mal à retrouver ses petits ! Les fanes des pommes-de-terre s’étalaient en étouffant les crosnes et les échalotes. La capucine partait à l’assaut non seulement de la pergola dressée pour elle, mais aussi des tomates et des pois qu’elle poussait à fuir comme des gibiers pourchassés.

Les fraisiers éjectaient leurs stolons hors du bac prévu pour eux. Les plants cherchaient à marcotter entre les alysses elles-mêmes à l’étroit.
Du côté de la jarre à petit fruit, le framboisier prenait toute la place. De ce côté du potager, l’œil expert de Martine détecta heureusement la pousse impressionnante mais stérile des gourmants du porte greffe. Perdu au milieu de tous ces surgeons étouffants, le framboisier porteur de fruits, lui, avait pratiquement disparu.

A l’autre bout, l’artichaut ne se tenait plus et déployait toujours plus large ses feuilles dentelées. Lui, c’est une attaque de parasite qui l’a très vite calmé ! Hier, quand on lui a taillé les feuilles perforées, il faisait bien moins le fier. Comme en plus, nous avons récolté huit têtes d’artichaut hissées au dessus, il lui reste maintenant la tête principale que nous gardons pour voir se développer la fleur, au bout d’une tige dégarnie et pauvrement feuillée…

Tout ça, c’était avant, donc. Parce-que maintenant, le spectacle est tout différent. Une intervention du jardinier était indispensable. Et le jardinier consciencieux l’a effectivement dispensée !

D’abord, les récoltes. Pommes de terre, aulx, oignons, échalotes, tout ça était arrivé à maturité et pouvait être arraché. Après les fèves et les pois eux-aussi ramassés, ça faisait déjà un bon vide. Nous avons mis les bulbes à sécher pour pouvoir les conserver tout l’hiver à l’abri. Notre potager étant modeste, nous n’avions pas besoin d’un bien grand grenier pour engranger les récoltes ! Mais bon, tout de même, nous en avons tiré une légitime satisfaction. Les têtes d’ail, particulièrement, étaient d’une taille tout à fait honorable. Elles sont visibles en tresse suspendue à la pergola où antérieurement se pavanait la capucine.

Parce-que celle-ci, comme pressenti, je l’ai arrachée. Elle était farcie de chenilles, avait rempli son rôle d’appât, et perdu son panache en même temps. Elle nous a quand même donné l’occasion de goûter à ses fleurs orangées, poivrées sur le pédoncule.

Pour les courges anarchiques, il a fallu tailler dans le vif. Sans ça, le trop étant l’ennemi du bien, les fruits en formation auraient pourri sous l’abondance des feuilles et des tiges entrelacées. A grands coups de sécateur, nous avons éclairci tout ça.

Le maïs juste à côté a fait ouf ! Non content de servir de tuteur au haricot grimpant, il commençait à avoir du mal à juguler les assauts de la courge de Nice venue nicher un de ses fruits à son pied. Maintenant, soulagé de cette menace, il hisse ses fleurs à près de deux mètres de haut.

Toute cette belle place ainsi libérée, nous avons incorporé une bonne quantité de fumier décomposé pour lancer les semis et plantations d’hiver. Un léger bêchage de surface, et notre terre était au mieux pour repartir en besogne.
Là, vous verrez poindre deux rangées de carottes drues. Et plus loin, quelques pieds de choux à repiquer autour du quinze Août. Nous penserons aussi bientôt aux poireaux pour nos soupes hivernales.

Et voilà, notre potager avance avec les saisons. Les semaines marquent le temps au gré des plantations et des semis.

C’est toujours tourné vers l’avenir, un potager, toujours plein de promesses et d’espoir. Et ce ne sont pas quelques déconvenues et autres échecs inévitables qui nous feront baisser les bras, n’est-ce pas ?

Soyez vous aussi confiants et forts, et prenez soin de vous comme de vos plantes.
A une prochaine fois pour un autre rendez-vous dans notre potager au naturel !


M.Louise, en ce pluvieux dimanche après-midi du 6 juillet 2014.


Amis du potager au naturel, bonjour !

Ces dernières journées chaudes et humides ont eu raison d’une bonne partie de notre potager estival. Pour les adeptes de la culture biologique, pas d’échappatoire à l’attaque fulgurante du mildiou sur les tomates et les solanacées en général : patates et autres. Toutes les courges, potirons et melons se sont couverts d’oïdium, ce dépôt blanchâtre à la surface des feuilles. Comme si ça ne leur suffisait pas, les bords se sont tâchés, craquelés, et séchés. Evidemment, les fruits en formation, sevrés bien trop tôt, ne donneront pas grand-chose. Une mauvaise année pour le potager…

Pour vos récoltes de pomme-de-terre par contre, les tubercules sont formés. Suivant les variétés, elles demandent entre trois et quatre mois pour arriver à maturation. Dès la fleur passée, on peut consommer les petites pommes-de terre nouvelles. La peau fine peut se manger, elle se détache facilement en frottant simplement avec un chiffon si on préfère avoir la chair seule. Un bon indice pour reconnaître le degré de maturité du tubercule consiste à gratter la peau du bout de l’ongle : si elle se défait en pelures, la pomme de terre n’est pas encore suffisamment faite pour être récoltée en vue de conservation pendant l’hiver. Si au contraire, elle reste adhérente à la chair, on peut arracher, puis garder les patates dans un endroit sombre et frais, en les étalant bien. Il faut surveiller la présence d’éventuels tubercules pourris ou abîmés et les jeter avant qu’ils n’endommagent les autres quand ils fondent en eau. Dans ces conditions, vous aurez une bonne provision de patates à manger durant tout l’hiver.
Chez Lafitte, nous avions peu de patates et nous les avons mangées depuis belle lurette. Chez vous par contre, si elles sont toujours en terre, surveillez bien tout ça. Les fortes chaleurs du milieu de semaine dernière ont été mauvaises. Les pommes-de terre mûres encore enterrées risquent de pourrir. Elles peuvent aussi se remettre à germer, et pour le coup, se vider de leur substance. Quand elles ne servent pas de garde-manger aux loches qui adorent s’y creuser leur trou…

Beaucoup d’adversité nous guette au potager en ce moment. Chenilles et pucerons pullulent. Viroses et champignons s’épanchent en tâches dévastatrices. La lutte est difficile et le combat inégal.

A la jardinerie, nous avons choisi de ne pas utiliser de pesticides, efficaces mais agressifs. La lutte biologique en matière de maladie est drastique : éliminer les sujets atteints pour tâcher d’enrayer le phénomène en espérant une météo plus favorable. Comme l’espace est réduit dans notre potager, nous avons pris la solution la plus radicale. Les premières tomates rougissantes ont été cueillies (et sitôt mangées). Les courges vérolées et leurs lianes emmêlées ont suivi le même chemin que les plants de tomates roussis. Ah, ça ! ça a fait du vide ! Ca a donné de l’air !

Le petit melon remplaçant de notre Diego défunt, souvenez-vous, rampe maintenant tout guilleret de tous les côtés. Il exhibe ses fleurs jaunes en étoiles éclatantes. De minuscules fruits s’arrondissent déjà… Espérons que la maladie ne nous le rattrape pas !

Les premières carottes du mois de mars sont arrivées elles à bon port sans encombre. Des fûts pas très longs ni très gros, mais bon, appréciés tout de même. Deux rangs de petits nouveaux alignent leurs feuillettes dentelées. Au fur et à mesure de la pousse, nous les éclaircissons pour que les racines se développent à leur aise. Une sélection difficile mais indispensable.

Plus loin, nos arachides prospèrent. Rien ne semble venir les perturber. Elles vont se retrouver seules survivantes de ce carré dévasté. Je vais les escorter de quelques choux pour leur faire compagnie. Ceux-là, semés fin juin, sont déjà prêts à être repiqués. Là encore, la chenillette attaque et il faut veiller de près…
Ce sera notre programme de la semaine. Le repiquage des choux, avant celui des poireaux, prévu plus tard, vers la mi-Août.

Voilà notre actualité, amis du potager. Du travail pas toujours récompensé. Mais l’espoir toujours alimenté.

Tout ne marche pas, c’est sûr. Mais si l’on n’essaie pas, rien ne vient. Alors…


A bientôt et portez-vous bien jusqu’à la prochaine fois. Nous aurons d’ici là un potager mieux garni qu’aujourd’hui à vous montrer. Peut-être…


Marie-Louise le 26 juillet 2014



Suiveurs de notre potager au naturel, bonjour !

Après les récoltes des courges et piments, notre potager s'est vidé.

Pour respecter le temps de repos végétatif nécessaire au sol, nous allons pour cet hiver ensemencer en jachère.
Nous respecterons ainsi l'indispensable assolement triennal, nécessaire à la régénération du terrain.
Dans les potagers, cet assolement se pratique par rotation sur les différentes parcelles, ou plutôt carrés, nous ne sommes pas dans les grandes cultures de plein champ !

Il convient de garder un tiers de votre terrain sans culture sur une saison, de façon à pouvoir y revenir dans de bonnes conditions ensuite.

A la jardinerie, notre potager est petit. Et nos ambitions grandes. Nous avons cultivé l'ensemble de la place dédiée au potager, ces deux dernières années.

Cet hiver, repos total, donc.
Nous avons ensemencé en colza fourrager, pour restituer au sol ses réserves.

La culture sera enfouie et contribuera par sa décomposition à réactiver la vie microbienne des premières couches.

Renonçons donc pour un temps à cultiver, accordons le bénéfice d'un temps de repos à notre potager.

Nous nous retrouverons au printemps, et repartirons ainsi d'un meilleur pied, de nous être reposés tout l'hiver.

Si une brûlante actualité ne nous réunit pas d'ici là, passez tous une excellente fin d'année, respectez vous aussi ce temps de repos réparateur.


L'hiver est un temps bien agréable en intérieur, aussi. Profitez-en, et retrouvons-nous au prochain printemps.

merci à tous de votre fidélité, et à bientôt en ces pages !


Ce dernier article datait de la fin d'été de l'année dernière.
J'y retrouve ce début de lassitude, déjà. 
Une dynamique inverse de celle qui m'anime cette année.
Le début de cette courbe, de cette ellipse, nécessaire à parcourir dans son mouvement naturel.

Cette courbe maintenant résolument ascendante, je la parcours avec un regain de vitalité retrouvée.

Je vous souhaite à vous aussi de connaître ce moment où les choses tournent rond, où l'on se sent mieux, carrément bien.

Et, si vous êtes dans cette passe plus sombre où la spirale vous fait plonger vers le fond, gardez espoir. 
On ne meurt qu'une fois. Jusqu'à ce dernier jour, tous les autres jours de votre vie, il nous est donné de repartir vers la grande lumière.

Très bon et doux dimanche à tous !